Face à la dégradation des sols et aux effets du changement climatique, une entreprise hongroise propose de développer des variétés améliorées de robinier faux-acacia pour valoriser des terres peu productives.
L’entreprise Silvanus Forestry a sélectionné plusieurs variétés de Robinia pseudoacacia, notamment « Turbo » et « Turbo Obelisk ». Ces arbres ont été choisis pour leur croissance rapide, leur tronc droit et leur capacité à produire du bois de qualité. Selon les expérimentations menées par l’entreprise, ils pourraient atteindre un rendement industriel supérieur à celui des robiniers traditionnels, avec une récolte possible après 15 à 20 ans.
L’intérêt de ces variétés réside également dans leur résistance à la sécheresse et leur capacité à se développer sur des sols pauvres, sablonneux ou dégradés. Le robinier étant une légumineuse, il contribue par ailleurs à la fixation de l’azote dans les sols. Il peut ainsi être envisagé dans certains projets d’agroforesterie ou comme brise-vent.
Mais cette utilisation reste controversée. Introduit en Europe, le robinier est considéré comme une espèce potentiellement invasive dans plusieurs milieux. Sa capacité à se multiplier par ses racines et ses rejets peut notamment compliquer son contrôle. Les promoteurs de ces variétés recommandent donc de privilégier les terrains marginaux ou dégradés et de maintenir une gestion rigoureuse des plantations.
L’expérience hongroise montre ainsi que le robinier pourrait constituer une piste pour produire du bois et restaurer certaines terres difficiles. Toutefois, son développement doit être encadré afin de limiter les risques pour les écosystèmes locaux.
← Retour à « Toutes nos actualités »