Alors que les enjeux liés à la qualité de l’eau restent préoccupants, une solution encore sous-estimée émerge : le rôle des forêts. Naturellement protectrices, elles contribuent à préserver les ressources en eau, notamment en limitant les pollutions diffuses comme les nitrates et les pesticides. Pourtant, cette fonction essentielle demeure largement méconnue.
Dans un contexte de changement climatique marqué par le stress hydrique, le dépérissement des arbres et la multiplication des incendies, les forêts voient leur capacité de protection fragilisée. Paradoxalement, les dispositifs réglementaires visant à sécuriser les captages d’eau ne prennent pas toujours suffisamment en compte les réalités du terrain, faute de concertation avec les forestiers.
Autre difficulté : les coûts liés à la préservation de l’eau en milieu forestier reposent encore trop souvent sur les seuls gestionnaires des forêts. Une situation jugée déséquilibrée par de nombreux acteurs du secteur.
Face à ces constats, plusieurs pistes d’action se dessinent. Il s’agit notamment d’intégrer davantage les forestiers dans les démarches de protection des captages, de renforcer les échanges avec les collectivités et les institutions de l’eau, et de s’appuyer sur des pratiques de gestion durable déjà éprouvées.
Des initiatives concrètes voient d’ailleurs le jour. En Haute-Savoie, un partenariat innovant associe des forestiers regroupés au sein d’une structure locale et une collectivité territoriale pour concilier gestion forestière et protection des ressources en eau. Ce type de collaboration illustre une voie prometteuse.
À l’heure où la préservation de l’eau devient un enjeu stratégique, le rapprochement entre forestiers et acteurs de l’eau apparaît plus que jamais comme une nécessité.
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