L’année 2026 constitue une année particulièrement destructrice pour les forêts françaises. Près de 95 800 hectares de forêts et de végétation ont déjà brûlé, soit environ sept fois la moyenne des dix dernières années. Les incendies, favorisés par la canicule, le vent et la sécheresse, ont touché plusieurs régions, notamment la Drôme, les Pyrénées-Orientales, Fontainebleau, la Gironde, les Landes et le Var.
Face aux dégâts, l’Office national des forêts (ONF) a engagé des opérations de restauration. Elles commencent par la sécurisation des zones sinistrées et la limitation des risques d’érosion, d’inondation ou de chutes d’arbres. La reconstitution des peuplements forestiers peut ensuite s’étendre sur plusieurs années, en privilégiant lorsque cela est possible la régénération naturelle.
Au-delà de la reconstruction, l’ONF souhaite adapter les forêts françaises au changement climatique. Diversification des essences, préservation des zones humides et utilisation de nouvelles technologies pour détecter les risques font partie des solutions envisagées. Le coût de la reconstitution de quatre forêts particulièrement touchées est actuellement estimé à plus de 100 millions d’euros.
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