Face aux effets du changement climatique, la France a engagé un vaste programme de reboisement afin d’adapter les forêts aux conditions climatiques futures. Toutefois, le succès de ces plantations dépend aussi d’un autre facteur : la maîtrise des populations de grands ongulés, comme les cerfs, les chevreuils et les sangliers, qui endommagent les jeunes arbres.
Selon l’Office national des forêts (ONF), près de la moitié des forêts domaniales françaises présentent aujourd’hui un déséquilibre entre la faune sauvage et la capacité de régénération des peuplements. Pour protéger les nouvelles plantations, les forestiers installent souvent des clôtures ou des protections individuelles, des dispositifs coûteux qui augmentent fortement le prix des travaux et modifient le paysage.
Dans ce contexte, l’ONF considère que la régulation des populations de grands herbivores par la chasse est indispensable. Cette activité est strictement encadrée grâce à des plans de chasse et à des contrats passés avec les chasseurs afin de maintenir un équilibre entre la faune et la forêt.
Au-delà de la protection des plantations, une surpopulation d’ongulés peut également nuire à la biodiversité en limitant le développement du sous-bois et des espèces qui en dépendent. Pour les gestionnaires forestiers, restaurer cet équilibre constitue donc une étape essentielle pour assurer le renouvellement des forêts et renforcer leur résistance face au changement climatique.
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